jeudi 23 mai 2019

Extraits de carnets (6)










Antibes, vieille ville





Port d'Antibes







Le marcheur de l'Esterel







lundi 22 avril 2019

Typhus

Typhus
projet BD pour un one-shot de 70 pages. 

Voulant sauver son seul ami, un petit singe affectueux auquel il est très lié, Typhus va semer la pagaille dans une gigantesque usine de minerais jusqu'à tout faire sauter. Dans cette usine, on dresse des singes pour poser des explosifs et on exploite les ouvriers en les gazant pour les rendre dociles aux travaux les plus durs et les plus dangereux. Au travers de cette aventure Typhus sortira d'un isolement pathologique en s'attachant à la charmante Melia. 


Synopsis

1 - Typhus vit isolé dans une grande maison perchée sur un grand rocher. A l'intérieur, le bazar de ses ateliers où il construit des automates et autres mécaniques. Passionné, il y passe ses journées quand il ne fouille pas la décharge géante. Quand on lui demande pourquoi il construit des automates, il répond que l'Homme est inachevé, qu'il a besoin d'être ré-assemblé, reconstruit pour mieux fonctionner, que ses oeuvres sont des messages que personne ne lit. Il vit en compagnie de Pupille, un petit singe qu'il a trouvé blessé dans la décharge. Il a surement dû s'enfuir de l'usine où on utilise des singes pour placer des charges explosives dans les galeries rocheuses afin d'en extraire un minerai précieux. Il l'a recueilli et soigné. C'est fou comme il est intelligent, comme il comprend... Enfin... peut-être pas les envolées lyriques de Typhus sur les besoins de l'Humanité.
Typhus emmène toujours Pupille déambuler avec lui dans la décharge quand il va y fouiller pour trouver de quoi construire ses assemblages. C'est son seul ami, celui à qui il se confie. Une fois, Pupille lui a sauvé la vie en allant chercher du secours alors que Typhus s'était blessé. Ils sont fortement attachés l'un à l'autre.

2 – Typhus fouille l'immense décharge qu'on appelle ici « l'océan » et dont on ne connait ni le début, ni la fin. Il y cherche de quoi bricoler. Il trouve des fils électriques et les met dans son sac. Il fouille. Il trouve des pièces de métal intéressantes et les met dans son sac. Il trouve la main en bois d'un mannequin. Il la prend. Il rencontre une fille sympa, Melia, qui cherche des tissus. Ils font connaissance. Typhus lui présente son singe qu'elle trouve mignon. Après plusieurs rencontres dans la décharge, elle vient visiter l'atelier de Typhus. Elle trouve épatant toutes ces créations. Ils discutent, elle lui demande pourquoi il fait tout ça. Typhus l'aide à transporter chez elle des tissus qu'elle a trouvés. Elle confectionne une petite veste à la taille de Pupille, le singe et l'offre à Typhus qui est ravi. Une amitié se tisse.

3 – Lors d'une fouille dans la décharge, Typhus se fait prendre à parti par trois gars agressifs qui lui disent d'aller fouiller ailleurs qu'ici c'est leur coin. Ils le bousculent. Pupille les attaque pour défendre Typhus. Typhus le retient. Il s'en va et rentre chez lui avec Pupille. Les gars le suivent de loin, ils se disent qu'ils pourraient gagner un peu d'argent en vendant ce singe à la mine. Ils repèrent où Typhus habite. Ils reviennent plus tard, l'assomment, attrapent le singe qu'ils mettent dans une petite cage, mettent le feu à la maison et s'enfuient.

4 – Typhus se réveille au milieu des flammes et s'en sort in extremis. Il regarde sa maison bruler et appelle Pupille. Il le cherche et comprend qu'il ne le retrouvera pas. Il se rend chez Melia qui l'accueille et soigne ses blessures. Il veut retrouver son singe. Melia le comprend mais lui demande d'être prudent, elle s'inquiète pour lui. Typhus retourne arpenter « l'océan » à la recherche des trois gars qui l'ont agressé. Il les trouve et les interpelle. Ils lui disent qu'ils ont mangé Pupille, qu'il était très bon. Ils rigolent. Typhus enrage, veut se battre. Il prend un coup, tombe, à trois ils sont trop fort. Ils s'en vont. Un gamin qui a assisté à la scène s'approche de Typhus et luidit que ce n'est pas vrai, qu'ils ont menti, ils n'ont pas mangé le singe, ils l'ont vendu à la mine et sont allés s'acheter à manger et à boire.

5 – Typhus retourne chez Melia. Il veut s'engager à travailler dans la mine pour retrouver son singe. Melia lui présente Archibald, son père malade. C'est un ancien scientifique des laboratoires de la mine où Pupille a été vendu. Il s'opposait à la volonté de ses supérieurs de mettre au point des gaz modifiant le comportement, pouvant rendre les ouvriers dociles et obéissants, même pour des travaux dangereux. Pour se débarrasser de lui, sur ordre de la direction, ses collègues lui ont injecté un sérum qui lui a déclenché une maladie dégénérative puis il a été expulsé du labo et de la mine. Il a fait son possible pour alerter les autorités et écrire à la presse mais sans grand succès. Un enquêteur s'est infiltré dans la mine mais on ne l'a pas revu. Melia explique à Typhus que son frère Ross est allé s'engager comme ouvrier pour s'introduire dans les labos et ramener un sérum pouvant guérir son père. Mais il n'est pas revenu non plus. Typhus veut y aller, il veut retrouver Pupille. Il promet de ramener l'antidote et de retrouver Ross. Melia ne veut pas qu'il y aille, elle a déjà perdu son frère, elle est convaincu qu'il ne reviendra pas. Elle se met en colère contre son père et contre Typhus. Mais celui-ci est bien décidé à y aller. Archibald lui donne des pilules qui l'immuniseront contre les gaz, c'est lui qui les a mises au point. Archibald lui explique comment il reconnaitra l'antidote - à sa couleur - et où la trouver. Il lui donne les plans de l'usine, plans qui indiquent les différents bâtiments, les laboratoires, les galeries, les emplacements des cages des singes, l'armurerie des explosifs, les bureaux de la direction, les logements des ouvriers, la cantine.

6 – Typhus se présente à la mine pour y être embauché. Il fait son premier job sur des chaines de tri. Il rencontre d'autres ouvriers. Cette mine extrait des métaux dans la montagne, elle les trie, les traite, les fond, les transforme. Très vite Typhus demande à descendre dans les galeries, il veut plus d'action et demande à être artificier pour travailler avec les singes. On lui demande si il s'y connait. Il acquiesce. Il est testé secrètement par la hiérarchie de l'usine qui le met en binôme avec un ouvrier qui doit leur rapporter tout ce que Typhus dira pour savoir si il est venu saboter l'usine. Le gars le questionne pour connaître ses véritables intentions. Sans savoir à qui il a affaire, Typhus ne se fait pas piéger. Après quelques temps, on lui fait confiance. On lui confie un singe et on l'envoie dans les galeries profondes placer des explosifs.

7 – Typhus fait bien son travail, on lui fait confiance. Il fait connaissance des autres ouvriers. Il questionne sur les singes, les observe, cherche Pupille mais ne le trouve pas. Il se fait aborder par des ouvriers qui lui proposent de participer à un sabotage de l'usine par des explosifs bien placés. Il refuse. Ces ouvriers le rapportent à la hiérarchie, c'était un nouveau test sur Typhus.

8 - Typhus trouve Ross qui travaille docilement à cause des gaz qu'on lui fait régulièrement respirer. Il lui donne les pilules que son père lui a remises, celles qu'il prend chaque jour pour s'immuniser contre les gaz. Au moment de la douche, après la journée de travail, des gaz sont projetés dans les sanitaires, tous les respirent mais ne le remarquent pas. Ces gaz, mis au point dans les labos, endorment la volonté des ouvriers. Grâce aux pilules d'Archibald, ils n'ont pas d'effet sur Typhus. Les effets des gaz commencent à s'estomper et disparaître chez Ross qui maintenant prend les pilules.
Typhus s'introduit dans les réserves où sont gardés les singes. Il cherche Pupille mais ne le trouve pas. Il feint un malaise et se voit conduit à l'infirmerie. De là, il passe dans les labos et cherche à toute vitesse l'antidote. Il trouve les flacons et les dissimule dans sa veste de travail avant d'être vu par les employés. Il les confie à Ross et l'aide à sortir. Ross veut qu'il parte avec lui mais Typhus refuse, il doit à tout prix retrouver Pupille. Ross : « Laisse tomber Typhus, il y a longtemps qu'il est mort ton singe. » lui dit le frère. Typhus refuse de croire ça.

9 – Tout en aidant Ross à s'enfuir, Typhus aperçoit le directeur de l'usine qui sort d'un bâtiment et entre dans une voiture tenant à la main une cage dans laquelle se trouve Pupille. Typhus décide alors de quitter l'usine et d'accompagner Ross chez Melia et Archibald. Typhus lui demande où habite le directeur de l'usine, Archibald lui explique. Il veut aller pour libérer Pupille. Ross est prêt à l'accompagner. Melia est heureuse que Typhus soit de retour sain et sauf. Elle est heureuse d'avoir retrouvé son frère qu'elle serre dans ses bras. Elle injecte la première seringue d'antidote à son père. Mais elle s'oppose à ce que Typhus reparte. Elle refuse que son frère l'accompagne mais n'arrive pas à les convaincre. « Vous n'allez pas risquer votre vie pour un singe tout de même ! C'est absurde ! »

10 – Avec Ross, Typhus se rend chez le directeur. Ils entrent discrètement dans la maison et surprennent une conversation entre le directeur et un responsable scientifique de son labo, un chirurgien spécialiste du cerveau qui a mis au point les gaz neutralisant la volonté. « Vous voyez, ce qui serait efficace, ce serait de greffer le cerveau des singes dans la tête des ouvriers... ». Ils interviennent et libèrent Pupille mais sont arrêtés. Ross arrive à échapper aux gardes mais pas Typhus qui se retrouve menotté. Sur ordre du directeur, ils l'emmènent à l'usine. Ross retourne chez sa soeur et son père. Pupille suit Typhus sans se faire voir. Quand il comprend que les gardes le conduisent à l'usine, il fait demi-tour.

11 – Pupille le singe va chercher Melia chez elle et la tire par la manche. Elle comprend que Typhus est en danger et le suit. Il la conduit dans des galeries d'aérations qui conduisent aux bâtiment de la mine. Il s'y introduit, elle le suit. Mais le singe va plus vite qu'elle et elle le perd de vue. Pendant ce temps, Ross arrive chez lui, il retrouve son père mais Melia est déjà partie. Il ne sait que faire.
Pendant ce temps, Typhus est interrogé. Les médecins préparent un sérum (même effet que le gaz) et s'apprêtent à lui injecter. Pupille fonce dans des tuyauteries, entre dans les salles où les singes sont en cages. Il les libère. Les singes crient et sautent partout, on appelle des gardes. Pupille fonce vers les labos, saute sur les médecins, Typhus en profite pour se libérer. Pupille est abattu par un garde. Typhus est blessé. Malgré sa peine (la mort de son ami le singe), il comprend aussitôt qu'il ne peut plus
rien faire. Mais il est furieux. Il fuit, échappe aux gardes. Les gardes le cherchent. On l'aperçoit dans l'armurerie. Il prend des charges explosives et descend dans les galeries. Il fait face à des gardes mais parvient à leur échapper. Il crie aux ouvriers qu'ils ont ordre de sortir, tout va exploser. C'est la panique. La foule des ouvriers se rue à l'extérieur. Typhus descend dans les profondeurs.

12 – Pendant ce temps, Melia est entrée dans l'usine. Elle cherche Typhus et se fait arrêter par les gardes. Typhus ne sait pas qu'elle est là. Il place ses explosifs sur des piliers qui soutiennent l'édifice. Le directeur appelé en catastrophe arrive à l'usine. Il voit Mélia et la reconnait « C'est la fille du professeur ... » Ramenez-là chez elle. Arrivent des gardes qui tiennent Ross fermement « On a trouvé celui-ci qui cherchait à entrer dans l'armurerie. » Le directeur « Mais... Qu'est-ce que vous faites là ? » (S'adressant à Melia et son frère). « C'est son frère. Ramenez-les chez eux. J'irai voir leur père pour éclaircir tout ça. » Mélia se débat, repousse les gardes et s'enfuit en courant « Je ne partirai pas sans Typhus ! » Le directeur « Typhus ? C'est quoi ça Typhus ? ». Ross se débat aussi mais les gardes l'assomment d'un coup sur la tête. Melia court dans les galeries de la mine en appelant Typhus. Typhus a placé les charges explosives sur des piliers, il remonte. Avant qu'il atteigne le haut de la mine, les charges explosent.

13 – Epilogue. Le brouillard se dissipe, Typhus émerge. Il se réveille dans un lit, sous une tente blanche où sont prodigués des soins à des blessés. Des infirmières vont et viennent. Typhus se redresse doucement. Il a des pansements à la tête, au torse, aux bras, aux jambes. Il s'assied sur son lit, se frotte la tête. Il voit une femme blessée, assise sur le lit en face du sien. C'est Melia mais il ne la reconnait pas. Elle ne le reconnait pas non plus
Melia : Bonjour. Enfin réveillé ?
Typhus : Hmm... Il est 9 heures ? Melia : Non, pourquoi ?
Typhus : Je ne sais pas... J'ai mal à la tête... Où on est ?
Melia : Dans un hôpital... Il y a eu des explosions, y'a beaucoup de blessés.
Typhus : Des explosions... ça me dit quelque chose... vaguement...
(Silence)
Typhus : Je m'appelle... Comment je m'appelle ?
Melia : Vous en faites pas. Moi non plus je ne sais plus comment je m'appelle.
(Silence) 
Typhus : Je vous appellerai... Pupille !
Melia : Pupille ? C'est bizarre... Pourquoi Pupille ?
Typhus : Je sais pas. C'est le premier mot qui me vient... Et vous, comment allez-vous m'appelez ? Melia : Laissez-moi réfléchir...
Zoom arrière, Fin.






mercredi 13 février 2019

Un jour j'irai au Texas

Un jour j'irai au Texas !
Carnet de voyage imaginaire. 
Travail en cours... à voir ici.








vendredi 12 octobre 2018

6. Les montagnes mauves.

Ayant terminé le projet "Pousse", dont vous pouvez voir une quinzaine de pages ci-dessous, je travaille actuellement sur "Les montagnes mauves", récit pour un one-shot de 70-80 pages = Deux esclaves ont réussi à s'enfuir d'une île où ils étaient asservi depuis des années. L'un veut se venger, l'autre veut se reconstruire...